RDC- UNE EDUCATION FORTE POUR UNE NATION-PHARE

St Etienne 2

PROFESSEUR FREDDY MATUNGULU:  « Pour réussir un développement socio-économique durable, notre pays doit s’instruire davantage, retrouver massivement le chemin d’une école de qualité. Car, comment prendre notre destin en mains si n’avons pas, collectivement, les compétences nécessaires au bon fonctionnement des différents domaines de la vie nationale ? Dans un monde en évolution technologique rapide, le manque de formation de la population est une sentence de mort pour les nations, elles qui doivent constamment faire face à une concurrence extérieure si féroce. Un système éducatif au rabais place tout pays et ses citoyens qui s’en contentent au rang de spectateurs exclus des cercles des pouvoirs qui gouvernent non seulement le monde, mais aussi leur propre territoire. Ceci ne peut être l’ambition d’un peuple qui veut bâtir un pays chaque jour plus beau qu’avant. »

VISION EDUCATION DE CONGO NA BISO : QUELQUES ÉLÉMENTS-CLÉS

La grande majorité du peuple congolais ne voit plus une bonne éducation comme le meilleur moyen de décrocher des emplois bien rémunérés et, plus généralement, de gravir l’échelle sociale.

Bien au contraire, beaucoup considèrent la réussite  sociale comme le résultat du « hasard » (“chance ezali eloko pamba”). A cause de cela et pour bien d’autres raisons, environ 8 millions d’enfants d’âge scolaire (5-17 ans) ne sont pas scolarisés.

Cet état de choses décourage les efforts visant à créer et assurer le bon fonctionnement d’un système éducatif performant, compétitif. Ceci n’est pas acceptable, il faut que cela change ! L’avenir de la Nation en dépend.

Notre jeunesse est notre plus grand atout, notre bien le plus précieux !

Il est vrai qu’au Congo, les personnes qui exercent les fonctions professionnelles et politiques les plus élevées et prestigieuses ne sont pas toujours celles qui ont les meilleures références académiques. Il existe nombre d’exemples de travailleurs qualifiés qui ont été licenciés parce que leurs supérieurs hiérarchiques moins compétents les considéraient comme une menace. Dans ces  circonstances,  tandis que les États-Unis, la France et presque tous les autres pays riches sont gouvernés par les diplômés de leurs meilleures universités, la RDC, avec ses problèmes complexes et profonds, n’a pas encore eu d’universitaires avérés au sommet de l’Etat.

Si le peuple congolais le porte au pouvoir, le CNB  aura comme principale priorité de restaurer le prestige social de l’éducation de façon à nourrir une demande soutenue pour un système scolaire et académique de haute qualité, dirigé par des administrateurs et des enseignants bien formés.

Cela facilitera la mise en œuvre de réformes visant notamment à :

I. Restructurer le système éducatif de la RDC afin d’améliorer les résultats et les compétences des élèves et les préparer aux défis professionnels d’une économie mondiale axée sur la haute technologie. Le gouvernement CNB s’efforcera de réduire les disparités en matière d’éducation et de compétences pérennes qui caractérisent et minent le secteur de l’emploi en RDC.

II. Assurer, dans toute la mesure du possible, la gratuité d’un enseignement de qualité au niveau de l’école primaire; un effort qui devrait s’étendre à l’enseignement secondaire et universitaire en fonction des moyens budgétaires disponibles. Dans ce cadre, fournir une aide en espèces aux enfants issus de familles moins nanties et imposer aux bénéficiaires (sous contrôle approprié) la fréquentation scolaire obligatoire. Les priorités budgétaires de la Nation seront redéfinies en conséquence.

III. Moderniser l’enseignement supérieur en le dotant d’un programme complet et reconnu à l’échelle mondiale, qui dote les étudiants d’une expérience pratique sur les problèmes congolais et d’une connaissance précieuse des questions internationales notamment par le biais de programmes d’échange avec des institutions d’enseignement supérieur étrangères. Parmi les actions et initiatives clés envisagées, il faut relever les suivantes :

  1. Développer une culture de «bonne santé financière des universités» par la création de fonds de dotation, de fondations universitaires ; et dépolitiser la sélection et la nomination des recteurs ou présidents des universités officielles. Ceux-ci seront désignés en fonction de leur capacité de gérer leurs institutions comme des agents de relations publiques et de mobilisation des fonds au Congo et à l’étranger avec un esprit d’affaires, ce qui est essentiel pour le fonctionnement des institutions supérieures de qualité dans les économies modernes.
  2. Coopérer avec l’industrie et les entreprises pour transformer les campus universitaires en un environnement où l’industrie et les chefs d’entreprise nationaux et étrangers effectuent des visites fréquentes pour la recherche, la promotion des entreprises ou les entretiens de recrutement sur le campus. En bref, rendre les universités utiles à la société.
  3. Collaborer  avec les entreprises, des anciens étudiants nantis et des fondations pour initier et développer une culture de l’octroi de bourses à des étudiants méritants; faire baptiser les établissements universitaires de noms de bienfaiteurs ou de grands noms congolais et étrangers; et faire des institutions d’enseignement supérieur la fierté de la ville et de la nation. Dans ce contexte, la nouvelle administration CNB rebaptisera la Faculté Polytechnique de l’Université de Kinshasa «Faculté Polytechnique Professeur Félix Malu wa Kalenga», en reconnaissance de sa précieuse contribution à cette faculté et au pays. Plus généralement, des comités seront mis en place pour sélectionner et rebaptiser les établissements de noms de pionniers congolais de divers domaines. Les dortoirs et couloirs de ces immeubles recevront le s noms de bienfaiteurs ayant apporté un soutien financier.
  4. Encourager les étudiants âgés de 18 à 24 ans, y compris les anciens enfants soldats, qui ne peuvent atteindre l’enseignement supérieur, à accéder aux écoles professionnelles ; et développer et équiper pour eux des programmes de formation professionnelle qui répondent aux besoins déterminés de la communauté dans les zones urbaines et rurales.
  5. Améliorer la qualité et les conditions de vie des enseignants et des chercheurs congolais, y compris à travers une politique volontariste de développement de partenariats forts avec des individus et institutions étrangers privés et publics.
  6. Permettre aux chercheurs congolais de créer de la valeur, d’innover, et de réfléchir sur de nouvelles opportunités pour l’économie et le pays de façon plus large, faire que la RDC soit compétitive sur le marché mondial.

Dans ce contexte, l’administration CNB s’emploiera à :

a. Rétablir et faire développer l’Office National de la Recherche et du                   Développement (ONRD) – qui ne fonctionne plus – en tant que Conseil de recherche qui déterminera l’orientation stratégique globale de la recherche et du développement (R&D) dans le pays.

b. Faire de la RDC une plateforme de Recherche et Développement  (R&D) de premier plan ; et établir des partenariats dans la région africaine et dans le monde en organisant des conférences scientifiques régionales et internationales.

c. Allouer des ressources pour encourager le retour des Congolais qualifiés de la diaspora et attirer des chercheurs étrangers compétents pour qu’ils viennent travailler dans les institutions de recherche de la RDC et faire avancer la recherche et son impact sur le développement local.

 

Freddy Matungulu: « Je n’irai dans un gouvernement que pour réaliser des choses positives pour notre pays… »

10avrilFFREDDY MATUNGULU MBUYAMU ILANKIR à ACTUALITE.CD: « Je n’irai dans un gouvernement que pour réaliser des choses positives pour notre pays… C’est ça le principe. Si tel n’est pas le cas, il n’y aura jamais la présence de Freddy Matungulu dans un gouvernement, quel qu’il soit. »

Bonne lecture.

https://actualite.cd/2017/06/22/freddy-matungulu-jai-toujours-lambition-presidentielle-serai-candidat-cette-annee/

 

Le RASSOP ou la révolution qui bouffe ses meilleurs enfants 

By Rédaction Actualité.cd 
6 juin 2017

Tribune.

Au terme d‘âpres négociations conduites par la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement (RASSOP) et toutes les autres forces politiques et de la société civile nationales sont parvenus à l’Accord de la Saint-Sylvestre 2016 qui réaffirmait de façon solennelle la volonté du peuple congolais d’aller aux élections en 2017 pour qu’enfin s’opère en RDC le premier transfert pacifique du pouvoir suprême entre le Président sortant et le successeur à élire.

Pour y parvenir, un gouvernement d’union nationale devait être installé dans le seul but de réunir toutes les conditions nécessaires qui permettraient d’offrir au peuple des élections apaisées et crédibles; gage de toute stabilité sur toute l’étendue du territoire national sur le plan sécuritaire et économique.

Au regard de ce grand défi, immense a été notre déception de voir le débat politique se réduire à de simples querelles d’hommes, des luttes mesquines de positionnement pour des intérêts tout à fait personnels au lendemain de la disparition de feu Etienne Tshisekedi wa Mulumba, très loin des vraies préoccupations de la majorité de nos populations.  La mort de ce grand homme ayant enclenché une vraie fuite en avant au Rassemblement, les querelles intestines intervenues au sein du groupe, exacerbées par la mauvaise foi de la Majorité Présidentielle, ont retardé l’exécution de l’Accord de la Saint-Sylvestre et, surtout, réduit son prestige sur le plan national et international; tuant quasiment tous les grands espoirs suscités pour tout un pays le jour du nouvel an 2017. Un vrai gâchis !

Nul n’ignore que du vivant d’Etienne Tshisekedi les membres du RASSOP incarnaient la vraie opposition qui, dans le contexte de notre pays, avaient le devoir de se démarquer, de faire preuve d’oubli de soi et d’opérer des choix politiques guidés par le souci de remettre sur le rail ce pays continent par la bonne gouvernance. Nous constatons avec amertume que cela n’a pas été le cas, loin de là ! En effet, c’est dans l’opacité et les intrigues que le RASSOP a géré les grandes questions de l’heure ; et c’est dans les mêmes conditions qu’il a pris ses grandes décisions politiques des derniers mois, faisant naitre en son sein de vives tensions qui ont fini par avoir raison de la cohésion interne d’un groupe qui n’est plus que l’ombre de lui-même aujourd’hui.

Tout cela, parce que certains membres du RASSOP ont prématurément fait du groupe leur plateforme électorale. Ce qui lui a fait cesser d’être le RASSEMBLEMENT DE TOUTE L’OPPOSITION que feu le Président Tshisekedi avait mis sur orbite à Genval et dirigé de mains de maître depuis juin 2016.

Ayant opéré cette dangereuse mutation et fondamentalement changé d’identité, le RASSOP est devenu le lieu de confrontation d’ambitions personnelles concurrentes et a commencé à
«manger» ses meilleurs et plus prestigieux enfants comme c’est le cas dans plusieurs
«révolutions».

Certaines victimes ont été frappées plus impitoyablement que d’autres, à force de campagnes de dénigrement, d’intox, et de divisions internes savamment orchestrées et entretenues de l’intérieur même du RASSOP. Ainsi, des dissensions artificielles et factices suspensions et radiations ont été créées pour miner la Dynamique de l’Opposition.

Les manœuvres et attaques politiciennes internes contre Freddy Matungulu Mbuyamu Ilankir ont été les plus sournoises et dévastatrices, conséquence du dévolu jeté sur lui par les plus importants partenaires extérieurs du pays pour diriger la transition en qualité de Premier ministre.

Pour contrer la préférence des partenaires, une vraie armée d’internautes malveillants, nourris aux mamelles du Rassemblement, a été levée pour salir l’image du Professeur sur la toile. L’expertise de Freddy Matungulu ne pouvant être remise en cause, il fallait créer le doute sur sa réputation de technocrate intègre, à tout prix. Des soi-disant journalistes d’investigation ont ainsi été payés et lâchés sur Twitter, Facebook et YouTube pour raconter des sornettes contre lui et alimenter des rumeurs sur sa prétendue corruption par la kabilie. Même des journaux ayant pourtant pignon sur rue de longue date en RDC se sont, fort malheureusement, mêlés à la danse.

A notre grand étonnement, les attaques se sont poursuivies et renforcées après le retour du Professeur au siège du Rassemblement à Limete au mois de mars dernier.

Dans ces conditions, nombreux sont les membres de Congo Na Biso qui s’interrogent sur la pertinence de continuer d’appartenir au RASSOP, ce regroupement politique très fragilisé que nous avons rejoint avec enthousiasme l’an dernier, mais dont de nombreux membres influents sont aujourd’hui si ouvertement hostiles à notre Autorité morale.

Fait à Ottawa, le 26 mai 2017

Jacques Kasongo
Président de CNB/Ottawa, Canada