Freddy Matungulu: Candidat-président de la SYENCO

TEXTE ET IMAGES  

 REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
ELECTION RESIDENTIELLE 2018
SYNERGIE ELECTORALE NOTRE CONGO (SYENCO)

ALLOCUTION
DU PROFESSEUR FREDDY MATUNGULU MBUYAMU ILANKIR
CANDIDAT
Kinshasa/Limete
Le 31 juillet 2018

 


Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs ;
Honorables Invités ;
Chers compatriotes membres de Congo Na Biso et SYENCO ;

Je vous remercie sincèrement pour la grande confiance que vous me témoignez en faisant de moi, ce mardi 31 juillet 2018, le porte-étendard de notre regroupement politique, la Synergie Électorale Notre Congo, SYENCO en sigle, pour la prochaine élection présidentielle.

Je vous exprime, très humblement, ma profonde gratitude pour l’honneur que vous faites ainsi à ma modeste personne.

Mes chers compatriotes,

En ce jour mémorable où la SYENCO prend date avec l’Histoire, je tiens à rendre un vibrant hommage aux Églises et à toutes les confessions religieuses du pays pour leur grande œuvre éducatrice. Sans elle, je n’aurais certainement pas été ce que je suis aujourd’hui.

Les confessions religieuses présentes dans la vie scolaire de la jeunesse congolaise ont, depuis des décennies, contribué à doter notre Congo de cadres formés dans tous les domaines et capables de prendre en main le destin de ce beau et grand pays et celui de son peuple.

Je voudrais rendre un hommage tout particulier  et exprimer une reconnaissance méritée à l’Église catholique pour la formation tant intellectuelle que morale de qualité qu’elle m’a prodiguée. Car, faut-il le rappeler et le souligner, Freddy Matungulu est un pur produit des écoles catholiques.

Mesdames, Mesdemoiselles, et Messieurs ;

Nombreux sont certainement les compatriotes qui se posent encore la question de savoir Pourquoi Freddy Matungulu est candidat Président de la République.

À cette interrogation, je réponds qu’il s’agit d’un appel de ma conscience de Congolais soucieux du bien-être de mes compatriotes.

Tout est parti de mon expérience gouvernementale du début des années 2000.

Vous vous rappellerez qu’en janvier 2001 notre Congo avait perdu, dans des conditions tragiques, son troisième Président, Mzee Laurent Désiré Kabila. Ce fut un moment difficile pour notre peuple en quête de stabilité, alors que le pays était secoué de partout.

C’est en ce moment-là que j’ai été appelé et ai accepté les fonctions me confiées de Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget de la République. Pour me décharger de mes obligations constitutionnelles, j’ai mis toute mon intelligence et mon expérience au service de la nation. En toute intégrité.

Ma méthodique action gouvernementale a vite été couronnée de succès. Ainsi, en à peine deux années de travail, notre pays a retrouvé le calme et la sérénité sur les marchés de change et des biens et services; en même temps qu’il a commencé à relancer progressivement la production nationale. La bonne gouvernance placée au placard sous Mobutu et Laurent-Désiré Kabila est redevenue mode de gestion et routine au Ministère des Finances.

Cette grande expérience de service à la mère-patrie m’a appris plusieurs  leçons. J’en relèverai ici deux.

Primo : contrairement à ce que l’on dit à longueur des journées, la médiocrité n’est pas une fatalité pour le Congo, notre pays.

Secundo : les grandes décisions en matière de gestion de l’Etat reviennent toujours à l’homme politique, pas aux experts. Pour que le pays avance, il faut donc que le Premier Magistrat, qui arbitre et tranche en dernier ressort, soit patriote bien formé, et d’expérience avérée.

Ces deux enseignements de mon passage au gouvernement expliquent ma présence sur la scène politique nationale.

Une présence qui est avant tout quête de force et d’alliances politiques pour une application sure, demain, des reformes nécessaires à la relance de la production et à la réalisation d’une croissance dont le fruit bénéficie à la majorité des congolais. Une croissance inclusive donc, et de lutte plus efficace contre la pauvreté dans ce pays aux potentialités incommensurables.

En clair, pour moi, la quête pour la Magistrature Suprême a une finalité simple: faire enclencher en RDC un processus d’amélioration constante et pérenne du social des congolais. Un domaine dans lequel j’ai des idées et une expérience professionnelle établies.

A cette fin, je mettrai toute mon énergie à créer et asseoir dans notre pays un environnement politique et institutionnel de progrès. Un contexte dans lequel le bien être de la population est l’ultime but de l’action gouvernementale et la recherche des résultats à cette fin une exigence permanente du fonctionnement de l’Etat. Un pays dans lequel, par conséquent, on pourra enfin avoir des hommes et des femmes qu’il faut à la place qu’il faut.

Dans un tel contexte, les institutions fortes priment sur tout, et la vraie force des dirigeants, y compris le Chef de l’Etat, vient de la capacité de ces gouvernants à faire respecter les institutions du pays qui doivent systématiquement être au dessus de tous. C’est cela l’Etat de droit.

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs ;

Comme il sied de le relever, le problème de notre Congo aujourd’hui c’est l’absence de ce précieux leadership patriote, pédagogue, et respectueux des institutions du pays. Un leadership incarné par un Magistrat Suprême qui prêche par l’exemple, respecte et fait respecter la loi, est proche des Congolais, les écoute et les comprend. Un homme ou une femme d’État qui dort accablé(e) des problèmes de la population et ne vit que pour donner l’impulsion au travail national de recherche des solutions idoines.

Par votre présence massive ici, ce jour, vous me confirmez votre choix et votre volonté de voir ma modeste personne incarner l’année prochaine ce leadership nouveau pour notre cher et beau pays.

Je vous en remercie très sincèrement une nouvelle fois. En même temps, je dis toute ma reconnaissance et exprime ma profonde gratitude à tous ces nombreux autres compatriotes non membres de la SYENCO qui pensent comme vous. Je sais que je saurai compter sur le soutien de vous tous le moment venu.

Dans cette perspective, je suis heureux de vous confirmer que je remplis déjà les conditions administratives et financières requises pour mon enregistrement en tant que candidat-président de la République.

Egalement important dans ce cadre, je vous annonce la publication ce vendredi 3 août 2018 du projet de société CNB/SYENCO pour le prochain gouvernement de la Nation.

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs;
Chers compatriotes ;

C’est depuis trois ans que j’ai officiellement fait connaitre, en ce même lieu, mon ambition de diriger le Congo. Depuis ce temps, vous avez accompagné avec lucidité les actions politiques que j’ai menées dans le cadre de ce grand et noble projet.

Sans vous, l’initiative n’aurait pas atteint le niveau de maturité et de crédibilité dont elle jouit aujourd’hui au double plan national et international.

Je ne peux donc me permettre de vous décevoir en abandonnant le projet à cette phase ultime de sa mise œuvre.

Cependant, à l’heure actuelle, tout leader qui prône l’alternance politique au Congo admet l’impératif pour l’opposition de se présenter aux élections en ordre organisé. Spécialement en ce qui concerne l’élection présidentielle.

Freddy Matungulu souscrit totalement à cette vision de l’union sacrée de l’opposition face au camp Kabila. J’appuie dès lors sans réserve le projet de mise en place d’un candidat-président commun de l’opposition, comme notre population le souhaite et le demande avec insistance.

Par conséquent, je suis donc disposé à retirer ma candidature si, de manière consensuelle, l’opposition s’accorde sur une candidature autre que la mienne. Une candidature commune qui doit toutefois être de compétence et d’expérience avérées.

Dans ce cadre, grande est ma joie d’apprendre la venue au pays natal de notre compatriote Jean-Pierre Bemba Gombo. En notre nom à tous, je lui dis bon retour chez nous.

J’entends travailler en étroite collaboration avec lui et son parti, ainsi qu’avec tous les autres collègues de l’opposition pour qu’aboutissent dans les meilleurs délais les discussions déjà engagées et qui visent un consensus sur celui ou celle d’entre nous qui assumera le rôle historique et lourd de responsabilités de porte-étendard de l’opposition à la prochaine présidentielle.

Je sais et suis convaincu que sur ce front, nous, membres de l’opposition, n’avons pas droit à l’erreur. En effet, le changement que notre peuple appelle de tous ses vœux, c’est maintenant qu’il faut le conquérir. Demain sera trop tard.

C’est pourquoi, je lance un appel solennel à la communion des cœurs de tous les leaders de l’opposition, pour que chacun de nous taise son ego et réponde aux aspirations des Congolais au changement démocratique. Je m’investis pleinement dans les discussions en cours sur cette question capitale, et entends jouer ma partition avec détermination, loin d’intrigues politiciennes de bas étage. Pour le bien de tous!

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs;
Chers compatriotes membres de la SYENCO ;

Je m’engage à vous faire part du résultat de ces négociations le weekend prochain. Sur cette base, notre regroupement politique décidera de la suite à donner au projet de participation de notre candidat-président à la prochaine élection présidentielle.

Que l’Éternel Dieu bénisse notre Congo et son peuple !

Je vous remercie.

Allocution prononcée à Kinshasa, le 31 juillet 2018

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