RDC – Quel pilote après Joseph Kabila?

RDC : quel pilote après Joseph Kabila ?

GererAutrement00Dans quelle situation la République Démocratique du Congo (RDC) va-t-elle se retrouver dans les années à venir ? C’est le «to be or not to be», cette effrayante question shakespearienne, qui hante les esprits bien-pensants. Cela, dans la mesure où l’on ne sait si une nouvelle gouvernance pourra demain prendre en mains le pays pour en faire une nouvelle nation prospère ou si, comme aujourd’hui, le Congo va poursuivre sa descente aux enfers.

La réponse à cette problématique dépendra du choix des Congolais à l’occasion des prochaines élections. Au regard de la complexité des problèmes que connaît le pays, il est important que le choix du nouveau pilote de l’avion RDC soit porté sur une personnalité avisée et de grande expérience. Toutes les analyses convergent, en soulignant que le peuple de ce grand pays africain ne peut plus se permettre l’erreur de confier la gestion de la res publica à un quelconque  bricoleur.

Le principal objectif des prochaines échéances électorales  doit être de donner à la Nation congolaise l’opportunité d’amorcer un changement qualitatif indispensable à son émancipation socio-économique. Comme dit l’adage : «aide-toi et le ciel t’aidera».

Le portrait-robot

Dieu est sans doute tout disposé à aider les Congolais à aller de l’avant. Mais, il faudra d’abord que les descendants de Kimpa Vita fassent un choix judicieux quant à leurs prochains Président de la République et autres élus (députés), à tous les niveaux. Dans cette perspective, quelques grandes personnalités politiques d’envergue s’imposent de plus en plus dans le mental collectif des Congolais comme crédibles présidentiables. Freddy Matungulu en est une de premier plan.

Il se raconte dans divers milieux des jeunes, cadres et intellectuels congolais, que cet universitaire et ancien employé du Fonds monétaire international (FMI) «apporte une vraie valeur ajoutée à la classe politique du pays». En effet, au-delà des polémiques politiciennes, Freddy Matungulu, professeur d’économie de son état, est objectivement aujourd’hui l’un des Congolais les mieux préparés pour porter haut l’étendard de la Nation après Joseph Kabila. D’autant plus qu’après la résolution de la crise de légitimité du pouvoir au sommet de l’Etat, s’engagera la vraie bataille qui compte pour la RDC, celle de la relance de l’économie et de l’amélioration des conditions de vie de la population. Sur ce grand front longtemps oublié, Freddy Mbuyamu Ilankir, pour plus d’un Congolais, présente le profil idéal. Il apparait comme la meilleure personne sur laquelle le pays devrait s’appuyer pour avancer.

L’initiateur du parti Congo Na Biso (CNB) et président de la plate-forme Synergie Electorale Notre Congo (SYENCO) incarne aujourd’hui tous les grands atouts que la RDC n’a pu avoir au sommet de l’Eta depuis l’indépendance. 58 ans après, son élection permettrait de combler cette carence qui bloque le pays et  l’empêche de prendre de l’épaisseur. Avec l’arrivée de Freddy Matungulu à la magistrature suprême, la RDC pourra, enfin, se gérer avec ambition, expertise, responsabilité et intégrité.

Un parcours riche

Au parti CNB, M. Matungulu se definit en trois lettres «VIE» (V comme Vision ; I comme Intégrité et E comme Expérience).  En effet, Freddy Matungulu a enseigné les sciences économiques pendant de nombreuses années à l’Université de Kinshasa. Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget, il a cassé l’hyperinflation et amorcé la relance de l’économie après deux décennies de croissance négative.

Bien avant cela, Freddy Matungulu a notamment été Conseiller Economique Principal à la Primature sous feu le Professeur Mulumba Lukoji. Quand le Président Etienne Tshisekedi a été nommé Premier ministre en 1991, c’est à ce personnage intègre qu’il a voulu confier le Secrétariat général du Gouvernement. Un projet qui n’a pu se matérialiser en raison de la brièveté du mandat du Premier ministre.

Plus tard, le Professeur Matungulu a été économiste principal et chef d’équipe/pays au Fonds monétaire international. En cette qualité, il a négocié et assuré le suivi de l’exécution de programmes de reformes économiques et structurelles dans de nombreux pays membres du FMI. Clairement, son parcours professionnel le prédispose aussi à assurer, bien mieux que ses concurrents, la nécessaire harmonie entre le Congo et ses partenaires économiques et financiers extérieurs, publics et privés. De stériles tensions avec ces derniers ont, dans le passé, été fort préjudiciables au pays.

Elogieux témoignages sur la méthode Matungulu

La majorité d’hommes d’affaires congolais qualifient le passage de Freddy Matungulu au Ministère des Finances de grand moment de responsabilité gouvernementale dans le domaine de la politique économique en RDC. Parlant de lui, l’un de ces opérateurs économiques  a une fois dit au Président Joseph Kabila : «C’est depuis très longtemps que je travaille dans ce pays, je n’ai jamais vu ici un ministre des finances comme lui».

A l’extérieur du pays, le professeur Matungulu est reconnu pour ses qualités de gestionnaire avisé et expert des questions des finances publiques et de gestion macroéconomique. Un professeur d’économie d’une université sud-africaine lui a consacré toute une page dans son livre de macroéconomie. En janvier 2011, le magazine Jeune Afrique a tranché: « …Freddy Matungulu est sans doute le ministre de l’Economie et des Finances le plus apte qu’ait connu la RDC depuis longtemps».

Pour son entourage, l’ambition de M. Matungulu pour le pays se définit comme suit: se servir de sa grande expérience nationale et internationale pour introduire en RDC une gestion moderne, méthodique, et responsable de la chose publique. Faire de ce pays une collectivité nationale dont le peuple est écouté et respecté par les gouvernants ; et dans laquelle l’obligation pour les dirigeants de rendre compte est bien comprise et acceptée par tous, à commencer par le Chef de l’Etat lui-même.

Gérer : un fardeau et un sacerdoce

Dans une récente interview, Freddy Matungulu a dit : «Dans la fourmilière de partis qu’est la scène politique congolaise, le CNB a une vocation singulière, celle d’être le vivier des chantres et praticiens de la gouvernance axée sur le résultat.». Pour Freddy Matungulu, le pouvoir ne peut être un gâteau, comme le conçoivent les pontes de la Majorité Présidentielle, car il est fardeau et sacerdoce par essence. Cette différence de pensée politique et de vision de la gouvernance  constitue la valeur ajoutée de CNB sur la scène politique congolaise. Conformément à cette vision, Freddy Matungulu n’a pas hésité à démissionner de son poste de Ministre des Finances et du Budget pour «protester contre une gestion prédatrice de la chose publique.»

Avant sa démission, Freddy Matungulu a montré au peuple congolais ce qu’il est capable de faire pour son pays. Il n’était alors que simple coordonnateur des actions économiques du gouvernement, entre 2001 et 2003. Ceux qui vivent dans son entourage affirment que du haut de la Magistrature Suprême, il fera beaucoup plus, et mieux, pour la Nation.

RDC/Présidentielle – Comment désigner le candidat commun de l’Opposition? Réponse de Freddy Matungulu

GererAutrement00FREDDY MATUNGULU MBUYAMU ILANKIR: PENSEE DE LA SEMAINE

SUJET : RDC/ELECTION PRESIDENTIELLE – DESIGNATION DU CANDIDAT UNIQUE DE L’OPPOSITION

QUESTION: La méga plate-forme électorale composée de l’UDPS et Alliés, MLC et Alliés, CNB/SYENCO, UNC et Alliés et ENSEMBLE, travaille à la mise en place d’une candidature unique de l’opposition.  Est-ce possible ? Comment pensez-vous y arriver ?

REPONSE DE FREDDY MATUNGULU MBUYAMU: En nous imposant le scrutin présidentiel à un seul tour, l’amendement constitutionnel de 2011 a porté un coup dur à la démocratie dans notre pays. Le Chef de l’Etat peut ainsi être élu avec moins de 20 percent des suffrages exprimés. Une vraie aberration. Cette forfaiture doit être balayée. Pour ce faire, le rétablissement des deux tours de la présidentielle sera une reforme prioritaire de mon administration si le peuple congolais accepte de me hisser à la magistrature suprême le 23 décembre prochain.

En attendant, l’Opposition qui a bien appris les désastreuses leçons de ses divisions en 2006 et 2011 sait qu’elle ne pourra que difficilement gagner la prochaine présidentielle si elle y va en ordre dispersé.  Consciente que l’union fait la force, elle est déterminée à fédérer les énergies et stratégies électorales de ses membres pendant les prochains mois dans le double objectif de reconquérir la présidence de la République et obtenir à l’Assemblée Nationale la majorité lui permettant de diriger le gouvernement.  Il s’agit d’arracher l’imperium à la kabilie défaillante pour remettre la Nation sur la voie d’une gouvernance de progrès, de lutte efficace contre la pauvreté.  Pour relever ce défi avec succès et redonner confiance et espoir à la population congolaise meurtrie, les partis de l’opposition savent qu’ils doivent travailler ensemble, la main dans la main.

Dans ce cadre, la méga plate-forme électorale de l’opposition doit notamment s’accorder sur la procédure de sélection de son candidat-président unique. Deux options sont actuellement en discussion. Primo : le choix du candidat opéré au terme d’une série de débats entre les candidats déclarés et, secundo : la désignation du candidat par consensus entre les chefs des partis et regroupements politiques concernés.

La sélection du candidat commun après débats entre les concurrents permet à notre population de suivre et de s’impliquer dans le processus. C’est manifestement l’option la plus démocratique des deux. C’est mon option préférée. Ainsi que l’a démontré la récente expérience de l’UDPS, les débats entre concurrents peuvent s’organiser sans grands frais à Kinshasa ou à l’extérieur du pays. D’un autre coté, la désignation par consensus du porte-étendard de l’opposition serait de la responsabilité exclusive des chefs des partis et regroupements politiques, excluant toute participation du public. En bon démocrate, je ne cautionnerais pas une telle approche.