Congo Na Biso et la SYENCO rendent hommage au Patriarche Boboliko

PresBobolikoC’est avec consternation que je viens d’apprendre, ce 30 mars 2018, la mort à Bruxelles du Patriarche André Boboliko Lokonga. Avec sa disparition, notre pays dit adieu à un consciencieux Homme d’Etat et perd une véritable bibliothèque politique.

Eminent syndicaliste avant d’entrer en politique, André Boboliko,  qui a été Président de l’Assemblée nationale et Premier ministre, reste un modèle pour de nombreux congolais. Rigoureux serviteur de l’Etat et opérateur économique avisé, il avait bien compris l’importance de bons emplois dans la quête pour de meilleures conditions de vie en RDC. Ainsi, avait-il déployé de grands efforts, au delà de son action politique, pour notamment redonner vie à la Société de brasserie de Bandundu (SOBRABAND). Un projet que nous devons relancer pour honorer sa mémoire.

Je retiens de ce Baobab qui nous quitte son grand esprit d’écoute, de dialogue, son calme olympien. Chrétien, Vieux Bobo a vite tourné le dos aux privilèges matériels de la dictature mobutiste pour rejoindre les forces du changement et créer, en 1990, avec feu Papa Iléo, le Parti Démocrate et Social-Chrétien (PDSC). Pour honorer sa mémoire, nous devons continuer la lutte qu’il a commencée pour l’instauration d’un Etat de droit dans notre pays.

A tous ceux, comme moi-même, qu’il avait su inspirer et à sa famille biologique éplorée, je présente les condoléances attristées de notre parti Congo Na Biso (CNB) et de la Synergie Electorale Notre Congo (SYENCO), notre regroupement politique. Nos condoléances s’adressent aussi à la famille politique de l’éminent défunt et au Bureau du Sénat.

Que son âme repose en paix.

Fait à  Kinshasa, le 30 mars 2018

Professeur Freddy Matungulu Mbuyamu Ilankir

Kinshasa. Mercredi 28 mars 2018. Freddy Matungulu reçu par SEM Leila Zerrougui, nouvelle chef de la MONUSCO

MONUSCOHEADJ’ai eu de fructueux échanges ce mercredi 28 mars à Kinshasa avec Son Excellence Madame Leila Zerrougui, Représentante Spéciale du Secrétaire général des Nations en RDC, nouvelle chef de la MONUSO.

Nous avons passé en revue la situation et les perspectives politiques et sécuritaires du pays, et discuté du nouveau mandat de la Monusco aux termes de la résolution 2409 du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Nous nous sommes beaucoup attardés sur le rôle de la Mission dans la gestion du processus électoral. Ce rôle a deux principaux axes: la protection des civils et l’appui à la préparation des élections. La crédibilité des élections sera, à n’en point douter, le gage de la stabilité de la RDC et de l’ensemble de l’Afrique centrale au delà de 2018.

Mme Zerrougui a bien voulu m’informer des efforts en cours visant la paix en Ituri et dans la région de Beni. Sur la situation en Ituri, elle a fait état d’un renforcement de la coopération entre ses services et les autorités gouvernementales. Au nom de mon parti, Congo Na Biso (CNB), j’ai insisté sur l’urgence de la fin des atrocités commises ces derniers mois et du retour dans leurs milieux d’origine des populations injustement déplacées.

L’insécurité persistante dans les régions orientales de la République est une grande préoccupation pour le CNB et pour la Synergie Electorale Notre Congo (SYENCO), notre nouveau regroupement politique. Ce dont j’ai fait part avec insistance à Madame la Représentante Spéciale du Secrétaire général des Nations Unies. Je lui adresse mes remerciements pour sa disponibilité.

Freddy Matungulu Mbuyamu Ilankir, Mwalimu

Freddy Matungulu lance la Synergie Electorale Notre Congo, SYENCO

SYNERGIE ELECTORALE  NOTRE CONGO, SYENCO
REGROUPEMENT POLITIQUE

«Compétence et Intégrité pour le Progrès de la RDC»

Près de soixante années après l’indépendance, notre pays et sa population végètent dans une misère abjecte. Pour améliorer nos conditions de vie, nous devons remettre la patrie sur la voie du travail bien fait, du progrès. L’urgence de la refondation de la nation se passe aujourd’hui de commentaire.

Dans le contexte trouble du moment, nous devons être plus que jamais unis et respectueux de nos devoirs de patriotes, en particulier celui de participer massivement aux joutes électorales à venir. Il faut que ces élections s’organisent de façon responsable, dans la transparence et l’équité. Nous devons rester mobilisés, impliqués dans le suivi du processus électoral, et maintenir la pression sur la CENI et le gouvernement pour qu’il en soit ainsi.

Dans cette perspective, nous annonçons ce jour la création de la plateforme électorale «Synergie Electorale Notre Congo (SYENCO).» Comme le mouvement français En Marche de récente mémoire, la SYENCO est un lieu de convergence de tous les fils et toutes les filles de la RDC capables, intègres, et prêts à se sacrifier, se remettre en cause, pour que naisse le Nouveau Congo que nous appelons de tous nos vœux.

La SYENCO entend être totalement inclusive, visant à mettre au service de la nation le savoir-faire politique et technique collectif des congolais de tous horizons politiques et de la société civile. Elle sera le terrain national du réarmement politique et moral des nombreux congolais qui veulent se surpasser et s’investir résolument dans la reconstruction du pays.

La SYENCO se jettera à fond dans la prochaine bataille électorale pour la conquête du pouvoir. Pas du pouvoir pour le pouvoir, mais de l’imperium au service du souverain primaire. A tous les niveaux.

A terme, le regroupement poursuit trois principaux objectifs, à savoir:

(i)   Rétablir la dignité perdue de notre grande nation;
(ii)  S’assurer du retour de la sécurité sur l’ensemble du territoire national ; et
(iii) Lancer  les travaux herculéens du développement d’une économie forte et inclusive.

Les congolaises et congolais, formations politiques et organisations de la société civile désireux de construire la SYENCO pour rebâtir la RD Congo sont encouragés à nous communiquer leur manifestation d’intérêt à l’adresse email ci-dessous :

synergienotrecongo@gmail.com

Ces Légionnaires du changement vrai peuvent aussi nous saisir au siège national du Parti Congo Na Biso (CNB, 248/B, 3eme Rue, Limete/Industriel, Kinshasa) ou aux bureaux provinciaux du parti sur l’ensemble du territoire national.

Le cas échéant, les patriotes concernés devraient aussi exprimer leur éventuelle volonté de se présenter aux élections sous la bannière de la SYENCO au niveau législatif national et provincial.

Les manifestations d’intérêt seront dépouillées le 30 avril 2018. Sur cette base, interviendront la publication des listes des équipes dirigeantes de la SYENCO et la sortie officielle du regroupement au mois de mai 2018.

Nous remercions d’avance les compatriotes congolais pour leur participation massive à la réussite de ce projet transformateur pour notre beau pays.

Pour répondre aux nombreuses questions que se pose la nation sur les contours de cette grande initiative, la SYENCO organise ce mercredi  21 avril 2018 une grande conférence de presse à 11h00, au siège kinois du parti Congo Na Biso. La presse tant nationale qu’étrangère est invitée à y assister nombreuse.

Que Dieu nous bénisse  et comble notre pays, la République démocratique du Congo, de toutes ses grâces.

Fait à Kinshasa, le 21 mars 2018

Pour la SYENCO

Pr Freddy Matungulu Mbuyamu Ilankir
Président

Prof Matungulu: Affaire vaches troubadour, ma lecture!

Affaires vaches troubadour : ce que j’en pense !

Après quelques jours d’observation et d’écoute, je peux enfin donner ma modeste lecture de l’affaire des vaches errantes qui défraie la chronique et enflamme les réseaux sociaux. Mon premier constat est celui de la confirmation, à travers la gestion gouvernementale de l’affaire, du caractère dictatorial du régime en place. Le second est celui de la manifestation, dans cette gestion, du peu d’égard du régime pour les lois de la République.

Un rendez-vous raté avec le train de la démocratie

La démocratie peut se définir de plusieurs manières. Dans le fond, elle est, pour moi, le type d’arrangement institutionnel dans lequel la population reste l’ultime détenteur du pouvoir que les autorités exercent par délégation. Un système dont l’élément quintessentiel est l’obligation pour les dirigeants de rendre compte de leurs actes de gestion au peuple, le souverain primaire. Ce dernier ayant la capacité de sanctionner les dirigeants, via les urnes, quand se tiennent les élections. Dans un tel environnement institutionnel, les autorités s’imposent l’obligation de généralement expliquer à la population tout développement sociopolitique d’envergure qui affecte la vie de la collectivité, crée des tensions sociales ou, tout simplement, suscite de grandes interrogations au sein de la nation.

Ce qui est ahurissant dans le cas des troupeaux en errance dans le Kwilu-Kwango c’est le mutisme du pouvoir en dépit du grand émoi populaire suscité par la transhumance pastorale sans précédent pour les contrées visitées. Le silence étonne d’autant plus que le brulant dossier se gère à quelques mois des élections générales annoncées pour la fin de l’année. L’étonnement vire à l’incompréhension en ce qui concerne les carpes de circonstance de l’Assemblée Nationale originaires des provinces mises à l’épreuve, leur fief électoral.

Aussi peu de considération pour les électeurs potentiels, qui devraient pourtant être courtisés en cette période pré-électorale, donne de solides arguments à ceux, nombreux dans le pays et ailleurs dans le monde, qui sont sceptiques quant à la volonté des autorités d’organiser les scrutins programmés pour le 23 décembre 2018. Qui vivra verra donc!

De toute évidence, une préparation et une communication publiques appropriées, antérieurement à l’arrivée des vaches, nous auraient évité les désagréments et tumultes actuels. Les autorités ont préféré s’en passer. Est-ce par amateurisme, par médiocrité, ou pour d’autres motifs non avoués ? La question, évidemment, se pose. Avec acuité.

Dans tous les cas, l’avenir nous livrera bientôt ses secrets sur une affaire qui s’impose désormais comme le plus grand fait de politique nationale de ce début de 2018.

Kabilistes, toujours au dessus des lois de la République 

Une deuxième grande tare caractéristique du pouvoir en place apparait clairement  dans la gestion chaotique du dossier des vaches troubadour. Il s’agit  du fort penchant des autorités à vouloir constamment contourner les lois et règlements de la République.

Nous assistons ainsi à de gros déplacements interprovinciaux de bovins sans les autorisations administratives et légales requises et, donc, sans assurance que l’activité se réalise dans les conditions sanitaires, de sécurité, et environnementales et autres voulues pour en éviter ou contenir d’éventuelles conséquences dommageables pour les populations habitant le long des parcours empruntés. Pas étonnant, dès lors, que des accidents de route aient notamment été déplorés sans, heureusement pour le moment, pertes de vies humaines. Moins chanceux cependant sont les paysans dont les champs et autres modestes moyens de survie ont été négativement affectés et qui doivent, en principe, être dédommagés.

Les autorités régionales qui devaient normalement délivrer les autorisations nécessaires ont été tout aussi surprises que leurs administrés par le passage inopiné des cohortes de bêtes dont elles ne connaissent ni l’origine ni les destinations finales. Un état de choses qui suscite interrogations légitimes et inquiétudes compréhensibles. Autant de facteurs de tensions qui auraient pu être maitrisés si le dossier avait été conduit dans les règles de l’art.

En tant que gestionnaires de la République, les autorités nationales ont ainsi loupé une autre occasion de se comporter en dirigeants matures, soucieux du respect des lois et règlements du pays, et bâtisseurs d’un Etat de droit. En somme, une nième occasion dilapidée d’aider à «changer l’homme congolais» par le bon exemple.

Tout ce gâchis est bien évidemment dommage ! Mais comme l’adage le dit bien, il n’est jamais trop tard pour bien faire. Au stade actuel de l’évolution du dossier et en cette période de profonde crise de confiance entre l’Etat et la population, ces mouvements des bêtes devraient immédiatement être suspendus ou arrêtés carrément. Il est en effet impérieux que l’on s’assure de leur conformité aux exigences administratives et règlementaires en la matière.

Ce qui ouvrirait la voie à un suivi responsable, en toute transparence, des opérations déjà engagées dont le caractère économique doit au préalable être établi. Dans ce cadre, il faut relever la pertinence du mémorandum adressé ce12 février par le Député Adolphe Muzito au Premier Ministre Bruno Tshibala. Un memo dont les demandes, auxquelles il faut ajouter les dédommagements dus aux paysans éventuellement lésés, doivent être examinées avec diligence. La nation entière devrait y veiller.

Eviter toute récidive anarchique

La longue marche des vaches venues de l’Est a créé un précédent. Eu égard à son importance, et pour éviter toute récidive anarchique, elle devrait faire l’objet d’une bonne évaluation par l’Exécutif national dans le but d’en tirer les conséquences et leçons de politiques sécuritaire, alimentaire, et autres. L’urgence d’actions gouvernementales correctives se passe de commentaire.

Notre pays ne peut se permettre de revivre, dans les mêmes conditions, un spectacle aussi désolant qui met violemment à nu sur la scène mondiale certaines  de nos faiblesses les plus criantes. Des tares et des linges sales que nous devons savoir gérer ou laver en famille.
Fait à Kinshasa, le 12 février 2018

Gerer autrement ABFreddy Matungulu Mbuyamu Ilankir, Mwalimu